Notre maire s’est converti !
Notre maire s’est converti !
Jean-Jacques Éroles, notre bon maire vient d’embrasser une nouvelle religion. En effet, certains prétendent l’avoir vu plonger dans les eaux des prés salés et en être ressorti transfiguré. D’autres affirment l’avoir aperçu à genoux implorant roseaux et osmondes royales. Il y en a encore qui jurent l’avoir entendu pleurer en regardant ses projets immobiliers, ses immeubles de 17,5 m de hauteur, son projet de boulevard urbain en lieu et place de la voie ferrée.
Qu’est-il arrivé à notre maire ? Personne ne le sait, mais notre bon maire fait depuis peu la promotion des zones humides de sa commune. Il a été enfin touché par la grâce d’une aigrette, d’une loutre, d’une simple grenouille. Notre maire a donc un cœur qui bat au rythme de la nature. Et avec lui, la nouvelle municipalité a troqué ses mocassins pour de bonnes vielles paires de bottes en caoutchouc. Le journal municipal, le site de la ville et deux articles dans la presse locale font la promotion de cette conversion.
Après avoir fustigé la mise en valeur de la zone humide des prés salés ouest pendant sa campagne électorale et dénigré par l’intermédiaire de Jean Paul Richard son premier adjoint cette réalisation de l’ancien maire socialiste, il se rachète une virginité écologique. Lui qui a vendu notre ville aux promoteurs et à leurs amis ; lui qui est tenu par les clans de sa majorité ; lui qui confond la gestion de la ville avec celle de sa pharmacie… lui se serait converti ?
Nous ne pouvons croire un seul instant à cette transformation. Elle n’est qu’une apparence voulue pour berner les plus naïfs de ses concitoyens.
Au bout de deux ans, cette nouvelle communication n’a qu’un but électoraliste. Nous ne pouvons pas faire confiance à celui qui a renié toutes ses promesses de campagne.
2 février 2010