Malaise à la COBAS

 

    Même politique, mêmes conséquences. En effet, à la COBAS, comme à la mairie de La Teste de Buch, on assiste, depuis le changement de majorité à une profonde dégradation des conditions de travail des agents de ces deux services publics. Les méthodes de gestion du personnel sont calquées sur celles des entreprises privées les plus dures comme celles de France télécom. Les employés ont peur, les cadences de travail leur ont été imposées sans aucune négociation, leurs rémunérations sont en partie conditionnées au résultat. Le harcèlement moral est partout présent. Il n’y a plus de confiance et d’autonomie dans le travail quotidien de ces hommes et femmes qui sont au service du public et non pas dans un cadre marchand. S’il est un lieu où l’humain ne doit pas se quantifier, c’est celui du bien commun, de l’intérêt général.

Or, depuis la prise de fonction du maire d’Arcachon à la tête de la Communauté du bassin d’Arcachon, les employés de cet établissement public ont vu leur situation se détériorer et au premier rang d’entre eux les éboueurs. On leur a imposé une nouvelle organisation du travail sans concertation. L’ancienne a été balayée, mise à la poubelle, alors qu’elle relevait d’un accord entre les personnels et l’ancien président socialiste. La négociation avait permis de contenter aussi bien les agents que les usagers. Aujourd’hui, ils doivent obéir à un oukase du nouveau président Yves Foulon, à ses caprices et ses lubies. Les horaires de ramassage et les cadences de travail ont été modifiés, bouleversant les conditions d’exercice de leur métier et leur vie familiale.

L’objectif d’Yves Foulon serait-il de privatiser certains services de la COBAS comme il le fait à Arcachon ? Il vient de se séparer des aides ménagères municipales pour confier leur activité au privé.

Il n’y a plus de gestion des ressources humaines à la COBAS ou à la mairie de La Teste de Buch. C’est marche ou crève. Tu n’es pas content, tu pars. Il y en a d’autres qui attendent ta place.

On ne peut tolérer une attitude aussi méprisante vis-à-vis du personnel municipal et du personnel communautaire.

Nous souhaitons instamment que J.J. Éroles et le maire d’Arcachon revoient leur mode d’administration des agents publics dont ils louent le dévouement dans la presse et qu’ils ignorent le reste du temps. Ils ne sont pour eux que des petites gens, « taillables et corvéables à merci ».

 

9 février 2010

 
 

suivant >

< précédent