1.Crise Ostréicole 2009
Nous joindrons bien sûr nos voix à cette démarche qui est opportune à 2 niveaux : d’abord sur le plan politique, elle montre à la préfecture de la Gironde et donc à l’Etat la détermination unanime des conseils municipaux des 10 communes riveraines du Bassin d’Arcachon pour venir en aide à une profession emblématique sinistrée ; ensuite sur le plan économique, un recours positif en annulation des mesures d’interdiction aurait pour effet systématique la mise en œuvre de procédures d’indemnisation de la profession.
Si l’issue de cette démarche reste incertaine , il est un projet sur lequel vous avez, M. le maire plus de prise ; c’est celui du traitement des vases du port. Vous le savez, cette réalisation est très attendue de tous mais surtout du milieu ostréicole et conchylicole ; récemment, au cours d’une réunion tenue par une association de riverains inquiets, vous avez apporté votre soutien au projet porté par le Conseil Général. Pour ma part, je vous en félicite ; lors de la première réunion organisée l’an passé par cette même association, j’étais le seul élu présent à le défendre ; tous vos nombreux adjoints présents s’étaient prononcés contre.
Nous savons, vous savez que l’Etat doit valider le projet et qu’il peut le faire maintenant que vous vous êtes engagé positivement sur ce dossier ; ce sera une autre marque tangible de notre soutien aux professions concernées.
5. Engagement dans la Charte de Développement Durable
Vous pouvez compter sur notre appui pour cet engagement en faveur du développement durable.
En préambule, je voudrais dire toute notre satisfaction à la découverte du n° 6 de La Teste Mag qui tant par sa couverture que par le contenu de la page 5 affiche votre conversion à la réalisation de notre projet d’aménagement des Prés Salés Ouest. Je n’ai pas boudé mon plaisir à la lecture et la relecture de cette page 5 ; vous parlez si bien de la roselière, Monsieur le Maire… ; dans le même esprit, je vous suggère d’allonger quelque peu l’intitulé de cette page 5 dans le sommaire pour arriver à celui-ci « Prés salés ou ode à Jean-François ».
Nous laisserons les muses pour des préoccupations plus prosaïques si vous le voulez bien ; j’évoquerai 2 sujets : l’un pour vous faire une proposition dans le cadre de la Charte, l’autre afin de vous faire mesurer le gouffre qui existe entre la volonté affichée d’éco-exemplarité municipale et la triste réalité observée.
Vous le savez, le Grenelle de l’Environnement s’est prolongé par une débauche de textes, de préconisations mais aussi de décisions. Parmi ces dernières, des incitations fiscales en direction notamment des particuliers à s’engager dans des investissements sur les énergies alternatives. Une cinquantaine de particuliers ici à La Teste, a investi cette année sur l’installation de panneaux photovoltaïques ; avec l’électricité ainsi produite, ils vont accéder à l’autonomie énergétique : ils contribuent à la lutte contre l’effet de serre et à la relance économique par leur investissement. Le coût de ces installations est important ; il varie selon les surfaces entre 15000 et 30000 €. Outre le crédit d’impôt accordé par l’Etat, de 4000 à 8000€ selon la composition de la famille, ils pourraient prétendre à une aide de la commune. Le législateur a en effet prévu avec le décret n° 2007-484 du 30 mars 2007, la possibilité laissée aux communes de délibérer afin de proposer l’exonération de la part communale de la taxe foncière à concurrence de 50% ou de 100% pour les contribuables ayant effectué des dépenses d’équipement mentionnées dans le décret et notamment l’installation de panneaux voltaïques.
Je vous suggère donc M. le Maire de nous proposer une délibération de ce type lors d’un prochain conseil afin de mettre en œuvre cette incitation fiscale.
Le dossier que je vais évoquer maintenant nous amène sur un autre registre tellement les faits sont affligeants.
Je vais pour relater ces faits, m’appuyer sur le contenu de la délibération qui nous est proposée, plus précisément sur :
-Le Cadre de Référence dans sa 2ème finalité : « Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources »
-La Charte dans son 1er volet « un volet interne visant à améliorer son éco-exemplarité »
Monsieur le Maire, le samedi 17 octobre, 12 jours avant que vous nous proposiez cette délibération, la barge de la Section Régionale Conchylicole équipée d’un bulldozer accostait sur l’île aux oiseaux, plus précisément sur la plage du quartier nord, dit « le port de l’île » ; le gardien en charge du site accompagnait le convoi ; jusqu’ici rien de très alarmant malgré un détail à relever tout de même : L’équipe de la SRC ne travaille pas habituellement le samedi. Une urgence peut-être ?
En fait il s’agissait d’effectuer des travaux de remblaiement sur un certain nombre de quais mais si habituellement les matériaux de remblaiement arrivent avec la barge, cette fois-ci, point de matériau.
En guise de remblai, le bulldozer a entrepris de creuser l’estran sur une profondeur de 50 cm en face du quai à consolider.
Heureusement, les cabanes ont des yeux et des oreilles et un certain nombre de personnes s’est interposé pour arrêter le massacre. Le patron de la barge a bien sûr précisé que ces travaux avaient été commandés par la mairie de La Teste ; le contraire aurait été impossible ; seul le maire peut passer commande d’interventions d’engins à la SRC au bénéfice de la commune. Cette intervention passe donc par une commande et est soumise à facturation.
Face à l’interposition des témoins, le garde a pris l’attache de son responsable qui vous a contacté M. le maire ; vous avez fait arrêter les travaux !
Le bilan est lourd : 400 m2 d’estran détruits avec la flore et la faune correspondantes, 400kgs de palourdes détruits qui plus est dans la zone d’interdiction de ramassage précisée par décret préfectoral, destruction de la plage déjà très exposée à l’érosion naturelle…et j’en passe.
Dans quel état aurait été laissé le secteur si aucune intervention extérieure ne s’était manifestée ? A l’état de catastrophe environnementale.
M. le Maire, vous êtes responsable d’un gâchis certain mais pour quel dessein ? Pas un seul usager du bassin ne pourrait penser un instant que ce matériau fait d’argile et surtout de sable pourrait servir de matériau de terrassement.
A quoi servait-il de détruire ce milieu naturel pour un bénéfice nul par rapport à l’objectif recherché, la consolidation des quais?
Pourquoi commander l’intervention de la SRC un samedi ?
Pourquoi avoir fait fi de la présence certaine et inévitable d’aotistes sur l’île ?
Nous attendons vos explications ; manifestement nous n’arrivons pas à comprendre les raisons de pareil saccage programmé.
10. Aérodrome de La Teste de Buch. Projet de Plan d’Exposition au bruit
Lors de l’ancienne mandature, la COBAS, sous l’impulsion de François Deluga et avec l’appui des autres maires, avait engagé une politique ambitieuse de développement de l’aérodrome ; pour ce faire, il fallait faire un certain nombre d’investissements, certains ont été réalisés et s’inscrire dans une vision à moyen terme.
Avec cette délibération, vous nous proposez le court terme et le repli comme seul avenir. Notre aérodrome doit se développer et ne peut pas être contenu dans son évolution pour laisser place à une urbanisation qui mettrait aussi en péril la pérennité d’une structure qui fait référence tant régionale que nationale : je veux parler de l’hippodrome et des activités qui lui sont rattachées.
Vous vous inscrivez aussi contre les perspectives d’évolution de l’aérodrome validées par la COBAS dont vous êtes le 1er vice président et contre la Commission Consultative de l’Environnement du 20 mars 2009, présidée par le sous préfet. Peut-être y assistiez-vous ?
Je vous rappelle enfin que lors de la même commission mais celle-ci en date du 19 novembre 2007, Mme Des Egaulx qui représentait la COBAS s’était déclarée favorable à l’instauration d’une zone D ; ironie du sort, si mes informations sont exactes Mme Des Egaulx a déjà fait ou s’apprête à faire émettre le même avis défavorable que vous mais pour des raisons radicalement opposées ; elle estime en effet que le projet n’est pas assez restrictif et milite surtout pour l’altération de cap qu’elle n’arrive pas à obtenir.
Ce projet de Plan d’Exposition au bruit de l’aérodrome de La Teste de Buch est totalement conforme à l’esprit de la délibération d’engagement dans la charte de développement durable ; votre opposition à celui-ci constitue une nouvelle entorse à cet engagement.
De fait, cet engagement se révèle être de pure circonstance.
Nous émettrons un avis favorable à cette proposition de projet de Plan d’Exposition au Bruit de l’aérodrome.
Décisions n°252
L’objet de cette décision est une convention de mise à disposition gratuite d’un véhicule utilitaire.
Où nous apprenons que la Commune met gratuitement à la disposition d’une association sportive, « les jeunes du Captalat », le véhicule neuf Média CITY BUS « transport de personnes- 9 places » prêté gracieusement par la société Infocom-France à la commune de La Teste de Buch.
La convention est établie pour une durée de 2 ans.
Très bien ; nous sommes contents pour l’association récipiendaire qui enregistre là un sacré coup de main. Nous connaissons tous l’excellence des résultats qu’elle enregistre auprès des jeunes testerins certes mais aussi de tout le bassin et au-delà.
Allez-vous M ; le Maire être capable d’offrir un cadeau pareil à d’autres clubs sportifs et notamment à ceux dont le poste transport grève la quasi-totalité du budget : je pense au foot-ball, au rugby qui est dépendant de recettes toujours plus aléatoires ; pour les plus sceptiques d’entre vous, je précise bien que j’évoque ici les destinées du club de La Teste, à savoir le COR, le Cazaux Olympique Rugby qui ne peut compter que sur une météo favorable lors du week-end du 15 août pour boucler son budget.
Je pense aussi au basket, aux Archers du Bassin mais aussi au Tennis pour ses matches par équipes et à beaucoup d’autres encore, je ne peux pas les citer tous.
Sachant que vous ne pourriez contenter tout le monde, pourquoi avoir attribué ce véhicule en exclusivité à une seule association ? Pourquoi ne pas avoir privilégié la mutualisation de ce moyen de transport entre plusieurs associations ? C’est la proposition que je vous fais au nom du tissu associatif testerin à moins bien sûr que vous soyez en mesure d’en satisfaire d’autres de la même manière.
Enfin, je ne peux m’empêcher de faire une remarque sur la forme : pourquoi cette convention n’a pas été présentée à l’examen et au vote du conseil municipal ? Vous avez de réelles réticences à vous conformer à la transparence des débats et des décisions.

