Pour un autre urbanisme
Les villes aujourd’hui ne peuvent plus se bâtir sur un principe d’étalement urbain. Il implique un mitage des espaces naturels, une atteinte à la biodiversité, un grignotage de la forêt, des difficultés de raccordement aux différents réseaux (électricité, eau, assainissement, transport en commun…) avec un accroissement de leur coût d’exploitation et surtout une utilisation excessive de la voiture.
Or au lieu de freiner l’étalement urbain, le maire J. J. Éroles l’encourage. En effet, son nouveau premier adjoint J.P. Richard, déclarait le 29/04/08, alors qu’il n’était alors qu’adjoint à l’urbanisme, qu’il voulait favoriser la déforestation, car il existerait à La Teste de Buch un « déséquilibre important, au profit des espaces naturels ».
Afin de lutter contre cette politique, on connaît la solution un Plan Local d’Urbanisme qui privilégie une densité minimale dans les zones proches des infrastructures de transports en commun et des élus qui résistent aux pressions des propriétaires fonciers et des promoteurs. On a constaté malheureusement la faiblesse du maire face à ces mêmes pressions
Il faut une régulation équitable qui garantisse même aux ménages les plus modestes une réelle accessibilité à l’ensemble des services de la ville. C’est pourquoi nous avons besoin d’une véritable planification urbaine.
Le nouveau Plan d’Aménagement et de Développement Durable a été réalisé trop vite, sans concertation, notamment avant l’élaboration de la charte de développement durable que le maire veut au plus vite, mais qui s’avère un véritable échec (80 personnes présentes lors de la grande réunion publique).
Ce PADD pousse à l’étalement urbain. Il ne favorise pas un élément essentiel de toute politique moderne de la ville : la mixité fonctionnelle ; car la ville est aussi un espace spécialisé. Ce PADD conduit à la multiplication des déplacements entre les zones commerciales, pavillonnaires et de loisirs. Il est donc indispensable de repenser l’organisation de notre commune afin d’offrir à chaque grand « quartier » les services commerciaux, publics et de détentes nécessaires afin d’éviter au maximum les déplacements urbains en voiture individuelle.
Le refus de la municipalité de droite d’autoriser la construction d’un supermarché à Cazaux est un non-sens au regard des enjeux actuels, comme l’autorisation accordée à l’automne 2008 à la construction d’un centre commercial de 6 000 m2 sur la zone d’activité.
Rien n’est fait dans notre commune pour favoriser la mixité fonctionnelle. Le projet de l’équipe municipale de réduire le nombre d’établissements scolaires en supprimant l’école Jean Jaurès va entraîner un surcroît de trajets en automobiles, encombrer les zones scolaires et augmenter les temps de déplacements.
Il faut rapprocher lieu de travail, des services publics et des lieux de loisirs notamment sportifs. Or là encore le maire prévoit de centraliser l’ensemble des activités sportives à la plaine de jeux Gilbert Moga. Il n’envisage pas non plus de développer le réseau de transport en commun, ni de le moderniser. Nous attendons tous, par exemple que les arrêts de bus soient équipés d’abris, que les dessertes soient réétudiées… comme cela était prévues dans le plan initial par F. Deluga lorsqu’il a créé ce service public. Notre maire s’est laissé imposer par le maire d’Arcachon des autobus qui se déplacent à la vitesse d’un tracteur afin de faire supporter le coût de ses bus arcachonnais à l’ensemble des habitants de la COBAS.
Le visage de notre ville n’est pas réfléchi, raisonné, pensé par cette équipe d’amateurs qui nous dirige. Elle ne se laisse guider que par les bétonneurs et les promoteurs.
G.P.

